مجلة أنثروبولوجية الأديان
Volume 22, Numéro 1, Pages 300-316
2026-01-05
Auteurs : Soltani El Mehdi . Mouffoki Nadjet .
Résumé Cet article vise à mener une lecture anthropologique des requalifications culturelles et religieuses du monument Aya Sofia à Istanbul. Construite en 537 et devenue mosquée en 2020, Aya Sofia a successivement présenté des formes de sacralité, de pouvoir et de mémoire. À travers une approche qualitative et comparative, mobilisant des théories classiques (Eliade, Halbwachs, Nora, Assmann) et contemporaines (Bourdieu, Geertz, Lowenthal), l’article montre que le monument a une plasticité identitaire et fonctionnelle, à l’image d’un « palimpseste sacré et mémoriel ». L’article montre que chaque requalification est à la fois un geste de sacralisation et une stratégie de légitimation politique, produisant des mémoires à la fois multiples et conflictuelles. La discussion permet d’ouvrir la réflexion vers d’autres monuments requalifiés (Cordoue, Ayodhya) qui montrent qu’Aya Sofia est emblématique d’un paradigme universel, soit celui des espaces sacrés, des lieux disputés et négociés de l’identité collective.
Aya Sofia ; sacralité ; pouvoir symbolique ; mémoire collective ; patrimonialisation ; anthropologie religieuse
Villard Adeline
.
Oumoussa Dahbia
.
Derdiche Ahmed
.
pages 10-51.
Mekacher Amal
.
pages 43-59.
Chibani Amina
.
pages 120-139.
Noureddine Khaled
.
pages 103-105.
Iberraken Fatima
.
pages 115-142.