Paradigmes
Volume 9, Numéro 1, Pages 161-175
2026-02-15
Auteurs : Djeradi Ilham . Chellouai Kamel .
Cet article tente de proposer une définition opératoire de l’« extrême contemporain » dans l’écriture romanesque algérienne, en le concevant comme une réponse narrative a à la crise présentiste – cette brèche temporelle et double dette théorisée par Hartog (2003). S’appuyant sur l’herméneutique de Ricœur, il montre comment les romans d’Adimi, Daoud et Benfodil ne thématisent pas la crise, mais fabriquent, par l’écriture, des régimes d’historicité utopiques. Articulés à des savoirs spécifiques (épique, mantique, testimonial), ces régimes construisent des contre-sociétés scripturaires et des temporalités alternatives : un temps tiers de fondation communautaire, un temps poétique de liturgie réparatrice, un temps suspendu d’archéologie du chaos. L’étude conclut que cette fabrique narrative du temps constitue dynamiquement une algérianité littéraire, définie comme un processus créatif d’habitation de la brèche.
Extrême contemporain ; Régime d’historicité ; Présentisme ; Algérianité littéraire ; Contre-société scripturaire.
Bounaia Meryem
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Daroui Maroua
.
pages 513-537.
Bentazi Fettouma
.
pages 63-68.
Messahli Tahar
.
pages 161-171.
Ouamane Nadjette
.
pages 65-74.
Guebou Tadjuidje François
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pages 178-198.