Paradigmes
Volume 8, Numéro 3, Pages 45-58
2025-07-25
Auteurs : Nekkaz Hind .
Le présent article propose une réflexion sur le rôle de la littérature africaine en tant que vecteur de mémoire, espace de conscience et outil de reconstruction identitaire dans un contexte postcolonial et postmoderne. Il met en lumière la manière dont les écrivains africains, en renouant avec la Parole africaine ancestrale, s’emparent de l’écriture pour réhabiliter l’histoire du continent, souvent effacée ou déformée, et éveiller une conscience historique et culturelle chez les jeunes gé-nérations. La littérature devient ainsi gardienne de mémoire et gardienne de l’imaginaire, dans le sens d’une écologie culturelle qui préserve, régénère et transmet une vision décolonisée de l’Afrique. À travers une analyse de la production contemporaine, l’article explore les nouvelles formes d’expression narrative adoptées par une génération d’écrivains engagés dans une esthétique fragmentée, marquée par l’hétérolinguisme, la subversion idéologique et la remise en question des identités multiples et problématiques de l’Afrique actuelle. L’écriture devient alors lieu de résistance, de solitude créatrice, et de projection uto-pique, participant à la mise en place d’un nouvel humanisme africain, enraciné dans la mémoire, mais résolument tourné vers l’universel. Ce travail s’inscrit dans une lecture critique des rapports entre écriture, conscience, mémoire et désaliénation culturelle, à l’heure où la littérature se fait aussi le procès d’un oubli.
La littérature africaine ; postcolonial ; les écrivains africains ; la production contemporaine ; l'hétérolinguisme
Arrar Salah
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pages 147-161.
Leavitt Emily Brooke
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pages 171-196.
Abdelkader Akcher
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pages 83-102.
Villerbu Loïc
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pages 71-79.
Bader Tayeb
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Dahou Foudil
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pages 553-563.