Paradigmes
Volume 9, Numéro 4, Pages 225-231
2026-11-01
Auteurs : Gabani Aicha . Khennour Salah .
Aborder un écrit dont le support n’est plus celui du papier mais celui d’une interface sociotechnique, riche en ressources d’expressivité, mais aussi en contrariétés, invite à réinterroger les notions de texte et de discours qui s’y disputent une place à l’envi. Les échanges écrits dans les réseaux sociaux sont des exemples d’interactions verbales dont l’analyste ne dispose que du versant écrit, néanmoins imprégné d’oralité, tout en étant publié par ses producteurs. Cet acte d’autopublication, référant à la fois à un processus et à son résultat, nous rappelle celui de schématisation, notion empruntée à la logique naturelle de Grize (1996) et que Adam (2006) a su exploiter pour neutraliser les frontières entre deux grands domaines d’analyse, envisagés jusque-là comme opposables : l’analyse textuelle et l’analyse du discours. Réunissant sous la même étiquette texte et discours, énoncé et énonciation, la notion de schématisation nous servira à repenser le lien entre écrit et oral dans les échanges électroniques : l’oralité n’y sera-t-elle pas le résultat d’une « synchronisation » poussée de l’acte d’énonciation avec l’acte scriptural, donnant lieu à une interaction essentiellement asynchrone ? Un acte d’énonciation qui « remonte à la surface » de l’écrit à mesure que se réduit l’itinéraire temporel et cognitif de la schématisation assurant le passage à l’écrit. Pouvons-nous – symétriquement à la démarche d’analyse textuelle des discours établie par Adam (2006) pour appuyer l’indissociabilité de ces deux domaines – parler d’une opération de mise en texte du discours pour décrire les mécanismes d’échange sur le Net ?
écrit ; oralité ; interaction ; schématisation ; réseaux sociaux
Azibi Arezki
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pages 573-592.
Warayanssa Mawoune
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pages 124-144.
Mimouni Chahrazede
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pages 128-146.
Abdelhamid Nabila
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pages 51-60.