Multilinguales
Volume 13, Numéro 2, Pages 8-49
2025-12-20
Auteurs : Sini Chérif . Sadi Nabil .
Ancienne, la problématique du choix d’une langue, en Algérie, pour écrire un roman, un poème, une pièce de théâtre, etc., et/ou d’une écriture pour servir de support à cette langue ou à une autre continue d’alimenter des débats et des échanges qui méritent la formulation et l’explicitation pour situer les enjeux de ces choix et, éventuellement, interroger le devenir des langues du renouvellement littéraire en cours. En plus du rapport, largement documenté, des auteurs algériens de la première génération à la langue française, il convient d’interroger celui des auteurs suivants et surtout actuels, généralement nés après l’indépendance, celui à l’arabe des auteurs de langue maternelle amazighe ou arabe algérien et celui à l’amazigh des auteurs de langue amazighe et ceux de l’arabe algérien vis à vis de celui-ci. Que peuvent dire ou vouloir dire ces choix ? Pourquoi, par exemple, malgré sa jeunesse et sa formation à/par l’école algérienne, K. Daoud écrit-il en français ? Pourquoi Lynda Chouiten, kabylophone de langue maternelle et professeur universitaire d’anglais, écrit-elle en français ? Pourquoi M. A. Salhi dont toute la production scientifique est en français choisit-il, à la cinquantaine passée, d’écrire en amazigh dont la forme est loin d’être une simple transcription de son kabyle maternel ? Pourquoi Rabeh Sebaa, connu pour ses travaux universitaires en français, écrit-il en arabe populaire algérien ? Pourquoi, en plus, choisit-il d’écrire l’arabe algérien au moyen des caractères arabes mais aussi au moyen des caractères latins comme la majorité écrasante des auteurs en langue amazighe, l’autre langue populaire en Algérie ? Que peut-il avoir de commun avec eux dans ce choix ? Les motivations du choix de la graphie latine seraient-elles de même nature que celles des auteurs de langue amazighe ? Qu’en est-il du non choix par ces auteurs, voire du rejet de la graphie arabe pour écrire la langue amazighe ? Pourquoi ce rejet ne semble pas gagner l’adhésion effective des producteurs culturels en langue amazighe à l’adoption de la graphie tifinagh ? Que disent tous ces choix du devenir littéraire et linguistique de l’Algérie de 2025 ?
Langue ; écriture ; Algérie ; pluralité linguistique
Mekhilef Messaouda
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pages 77-98.
Ferhat Salem
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pages 61-72.
Mezali Safia Latifa
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pages 83-95.
Benali Abdelkader
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pages 583-611.
Aggoun Shyraz
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pages 1354-1386.