النص
Volume 12, Numéro 1, Pages 275-285
2026-06-11
Auteurs : Benyagoub Leïla .
Cet article se propose d’étudier la manière dont La joie ennemie (2025), roman hybride de Kaouther Adimi, met en scène les figures féminines. Situé au croisement du récit de filiation, du témoignage et de la méditation sur l’art, le texte tisse trois portraits principaux : celui de la peintre Baya, incarnation d’une création féminine souveraine ; celui de la narratrice, enfant puis adulte, qui revisite la violence de la décennie noire ; enfin celui, plus diffus, des femmes anonymes qui jalonnent l’histoire algérienne. À partir d’une approche mêlant études de genre et analyse postcoloniale, l’article montre que les femmes apparaissent à la fois comme archives vivantes, comme corps vulnérables marqués par la guerre, et comme sujets créateurs capables de transformer le réel. Loin de reconduire les images figées de la « femme algérienne », le roman interroge les ambivalences, les silences et les puissances d’une subjectivité féminine prise dans la tourmente de l’histoire.
Figure féminine ; Représentation ; Violence ; Silence ; Subjectivité
Benachour Nadia
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pages 870-880.
Quintin Fettouma
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Benammar Khedidja
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pages 240-250.
Rahmani Amina
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pages 323-341.
Zeghib Nardjas
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pages 237-247.
El Bachir Amel
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pages 211-220.