أطراس
Volume 6, Numéro 2, Pages 507-519
2025-07-15
Auteurs : Hargas Ahcene .
Mobilité et transculturalité des arts vivants en Afrique du nord : le cas de la Rahva1 Résumé L’objet de la « mobilité » des pratiques des arts vivants en Afrique du nord consiste, dans ce travail, à questionner sa « fonction transculturelle » dans la perspective du mouvement de « transfert des savoirs culturels et poétiques » qui caractérise sa dynamique. Etant de tradition orale, notre analyse porte sur les modes d’énonciation et de représentation, auxquels réfèrent certains dramaturges dont nous retenons exceptionnellement Kateb Yacine et Abdelkader Alloula ou Tayeb Saddeki (en arabe parlé) et Abdella Mohia (en kabyle) pour l’originalité de leurs travaux d’adaptation et de création, ainsi qu’au système combinatoire contenu dans la « poétique de la convenance » (Paulette Galand-Pernet : 1998 : 159 – 220) d’où découle la dramaturgie appliquée (ou observée) durant les processus de création. Ceci dans une approche comparative et partielle axée sur les propriétés poétiques et les conditions sociologiques et anthropologiques de leurs émergences. Sachant que les convenances sont multiples et se distinguent par les relations tacites entre émetteurs et récepteurs du même groupe linguistique, nous sommes convenus d’entretenir leurs « poétiques » au singulier, au vue des similarités transculturelles récurrentes à la dynamique de la Rahva, observées dans le champ des « altérités » comme dans les syncrétismes. Ce travail nous éclaire, donc, sur la fonction sociopoétique de la Rahva, sa mobilité et sa dynamique transculturelle. Et constate, dans la « mise en situation du système combinatoire » qui organise l’objet esthétique de sa représentation, un ordre de substitution syncrétique ayant pour effet la dépossession sociopoétique des formes hybrides de tradition orale. 1 Rahva ou Tamsrit en kabyle, Rahba en arabe parlé est le nom commun par lequel est désignée, usuellement, toute assemblée festive chez les populations d’Afrique du nord. La Rahba (nom féminin) entendue en arabe classique comme accueil, spacieux, lieu etc., dans l’emprunt en « langues parlées » s’accorde à un complément de nom qui lui restitue le genre de festivité qu’il renferme (Rahva n’thaâra [de circoncision], n’zouaâdj [de mariage], t’laâwin [des femmes], n’souk [du marché] etc.
monde berbère/magrébin ; transculturalité ; syncrétismes ; tradition orale ; joute oratoire ; formes hybrides
Soualah Keltoum
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pages 763-774.
بوعروة حميدة
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مدقن كلثوم
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ص 1-10.