Africa
Volume 1, Numéro 2, Pages 69-88
2025-12-31
Auteurs : Lakhdar Barka Sidi Mohamed .
Quels sont les rapports qu’entretiennent les sociétés traditionnelles dites de type oral (le contexte) avec les institutions à textes écrits, dans les pays africains ayant subi une colonisation ? Le propos est d’exposer sous la forme d’une étude de cas, deux exemples qui nous semblent symptomatiques du malaise qu’engendre cette rencontre écrit/oral, à partir de deux phénomènes postcoloniaux, récents dans leurs manifestations, les balbutiements d’une littérature écrite dans le contexte du Nigéria, et le fait journalistique en Algérie. Le passage d’une société de l’énonciation à une société de l’énoncé implique une mutation culturelle. Le rapport à la vérité du monde change, dans un cas il repose sur l’ensemble des signes (alphabet) qui le portent : « l’énoncé » (texte); dans l’autre il repose sur l’individu qui le réalise : l’énonciateur’ (locuteur). On passe donc d’une culture valorisant l’énonciateur à une culture valorisant l’énoncé. La « Nation » est une culture de l’énoncé, et ceux qui ne peuvent le produire dans cette forme, en sont souvent exclus. Á la lumière de ce demi-siècle passé d’expériences dans les récentes indépendances, revoir l’a priori communicationnel qui balise les groupes qui constituent ces nouvelles Nations, que ce soit dans leurs formes traditionnelles ou modernes, consoliderait l’homogénéité de la Nation.
oral, écrit, énonciateur, énoncé, sujet parlant, locuteur, analyse du discours, micro-discursif, macro-discursif.
Naouel Mokdad
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pages 281-291.
Ben Rahal Mériem
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pages 357-371.
Zaidi Atef
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pages 67-77.
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Saim Rachid
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pages 175-182.