Paradigmes
Volume 8, Numéro 3, Pages 281-291
2025-07-25
Auteurs : Naouel Mokdad .
Dans le sillage du procès postcolonial de l’écriture africaine, cet article interroge les modalités de résurgence de la parole ancestrale dans les littératures africaines contemporaines, entre solitude ontologique et quête d’authenticité identitaire. À travers une lecture croisée de L’Enfant noir de Camara Laye, Femmes au bain de Leïla Marouane et L’Impératif du retour aux sources de Werewere Liking, il s’agit d’analyser comment les voix narratives féminines et masculines oscillent entre littératurophobie – suspicion à l’égard de l’écriture occidentale – et littératurolâtrie – fascination quasi sacrée pour la mémoire écrite. En articulant solitude, oralité refoulée et conscience retrouvée, les auteurs examinent les conditions d’un retour à une parole originelle, non comme nostalgie, mais comme matrice de renaissance culturelle et politique. L’écriture devient ainsi procès de soi, mais aussi procès de l’Histoire, dans une dynamique de réappropriation de la mémoire collective. Littératures africaines contemporaines —Identité culturelle —Réécriture — Parole ancestrale — Littératurophobie
Littératures africaines contemporaines ; Identité culturelle ; Réécriture ; Parole ancestrale ; Littératurophobie
Slimani Sarah
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Ghessil Riadh
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pages 271-280.
Zerrouki Amira
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Benali Souad
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pages 495-505.