مجلة إشكالات في اللغة و الأدب
Volume 15, Numéro 1, Pages 664-680
2026-03-02
Auteurs : Hamouda Samira . Boudjadja Mohamed .
Le présent article offre une analyse de la complexité et de la fragmentation temporelles dans Surtout ne te retourne pas (2005) de Maïssa Bey afin de montrer comment l'auteure construit un véritable kaléidoscope temporel. Ce dernier n’est qu’une mimesis de la mémoire trouée de la protagoniste après l’expérience tragique du séisme qui a engendré une identité brouillée régie par l’image du chaos qui marque la représentation temporelle dans la littérature postmoderne. En nous appuyant sur les concepts philosophiques de Gilles Deleuze et les outils narratologiques de Gérard Genette, nous démontrerons que la déflagration temporelle n'est pas un simple outil stylistique ; elle est un véritable pivot sur lequel se construit toute une réflexion soutenue sur la condition humaine. Abstract: This article offers an analysis of the temporal complexity and fragmentation in Above all don’t turn around (2005) by Maïssa Bey. It demonstrates how the author constructs a genuine temporal kaleidoscope that reflects not only the fragmentary nature of the narrator’s failing memory and her identity blurred by the earthquake, but also the creative chaos that permeates temporal representation in postmodern literature. Drawing on the philosophical concepts of Gilles Deleuze particularly his three syntheses of time and the narratological tools of Gérard Genette, especially the figures of anachrony, duration, and frequency, we argue that temporal deflagration is not merely a linguistic device, but a preliminary sketch that contributes to a sustained reflection on the human condition.
Maissa Bey ; temps ; éclatement ; anachronie ; dilatation
Yebdri Sabrina
.
pages 64-73.
Betouche Aini
.
pages 287-302.
Aissa-kolli Khaldia
.
pages 177-190.
Mouffouk Samia
.
pages 345-357.