مجلة ميلاف للبحوث والدراسات
Volume 11, Numéro 2, Pages 315-325
2025-12-31
Auteurs : Hamadi Meriem .
Dans les romans de Scholastique Mukasonga, les figures animales jouent un rôle crucial dans la mise en récit du traumatisme, de la mémoire et de la réinvention identitaire post-génocidaire. Loin d’être de simples éléments symboliques, ces figures deviennent les vecteurs d’une métamorphose profonde des personnages, en particulier des survivants tutsis. Du cafard stigmatisé à l’animal totem, la faune imaginaire de Mukasonga reflète à la fois la déshumanisation subie et la résistance identitaire à l’effacement. En s’appuyant sur une lecture croisée d’Inyenzi ou les cafards, Notre-Dame du Nil et Cœur Tambour, cet article explore la manière dont l’animalité devient une stratégie narrative pour dire l’indicible, contourner le silence du trauma et réinscrire le corps et la voix des victimes dans un nouvel espace symbolique. À travers l’imaginaire de la métamorphose, Mukasonga reconstruit une mémoire vive et propose une poétique de la survie, où l’identité se réinvente entre douleur, filiation et resistance.
Métamorphose ; Animalité ; Identité ; Résilience ; Mémoire.
Allag Siham
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Amrouche Fouzia
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pages 796-827.
Elongo Arsène
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Nombo Augustin
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pages 192-201.
Gaoudi Fella
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pages 195-226.
Mokrane Hind
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pages 114-131.
Terki Chahinez
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pages 204-219.