مجلة تاريخ المغرب العربي
Volume 11, Numéro 1, Pages 71-81
2025-11-29
Auteurs : Belkaaloul Zaki . Benkherfallah Farouk .
Cette étude propose une relecture critique de l’article de Maitrot et Probst-Biraben (1929) sur les tatouages des populations autochtones de l’Afrique du Nord. Problématique : En quoi les marquages corporels traditionnels peuvent-ils constituer une source historique légitime à même d’informer la connaissance des civilisations antiques du Maghreb, comme l’épigraphie et l’iconographie ? Intérêt : Le tatouage nord-africain est peu exploité, alors qu’il possède une légitimité de « conservatoire tégumentaire » des croyances, coutumes et arts ancestraux préislamiques. Cette étude tente d’en redonner tous les enjeux, le tatouage étant accessible comme source secondaire de l’histoire antique maghrébine. Méthodologie : Analyse comparative des classifications opérées par les auteurs : dans le choix des types de tatouages selon les finalités (médical, ornemental, professionnel, tribal) et selon les motifs (survivances cultuelles antiques versus éléments décoratifs). Examen de la répartition géographique, révélant une dégradation progressive des motifs d’Est en Ouest, confirmant l’origine méditerranéenne-orientale. Une prudente interprétation est favorisée sur des symboles fatigués dont les significations originelles sont devenues floues. Résultats : Les tatouages nord-africains sont, pour 75% d’origine berbère, témoignent de survivances civilisationnelles
Tatouage ; Afrique du Nord ; Tanit ; coutumes ; arts rudimentaires ; tégumentaire des croyances
Boussoumah Mohamed
.
pages 594-615.
Guermouche Ismail
.
pages 155-173.
Poumeyou Issofa
.
pages 361-371.
Ben Mebarek Bensalem
.
Lalileche Nadir
.
pages 482-499.