Eddissi Languages Journal
Volume 5, Numéro 1, Pages 1-17
2026-03-10
Auteurs : Dionizio Mayara . Rodrigues Erika .
En analysant les différentes modulations qui constituent la figure de l’« intellectuel » dans la pensée de Maurice Blanchot, cet article propose de comprendre les mouvements singuliers et à la fois indissociables qui sont impliqués dans les rapports entre « écriture » et « engagement politique ». À travers une lecture de l’œuvre blanchotienne dès les années 1930 jusqu’aux années 1980, nous analysons les approches blanchotiennes de cette figure. D’abord, celle de l’écrivain retiré dans sa « tour d’ivoire », une conception héritée d’une certaine lecture de Mallarmé ; ensuite, la figure de l’intellectuel embastillé, dont Sade devient le modèle tutélaire d’une littérature transgressant tout pouvoir ; et enfin l’intellectuel anonyme, engagé dans les expériences collectives des années 1960 et surtout de Mai 68. Dans le cadre de ces déploiements théoriques, nous considérons la radicalisation politique de Blanchot à partir des années 1950, notamment à travers son engagement anticolonialiste, sa participation à la rédaction du Manifeste des 121 et son expérience au sein du « Comité d’action étudiants-écrivains », qui marquent profondément sa conception du rapport entre écriture et politique. Cette trajectoire nous amène aux élaborations de Blanchot pendant les années 1980, présentes dans La communauté inavouable (1983) et Les intellectuels en question (1984), où cette question renvoie à une exigence éthique radicale qui s’impose à la figure de l’intellectuel.
intellectuels ; littérature ; engagement ; communisme ; éthique
Kassi Koffi Jean-jacques
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pages 149-158.
Azouaou Ahmed Rami
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Touirat Rabeh
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pages 297-314.
Zemouchi Fatma Zohra
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Arar Samira
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pages 67-88.
N'zi Koffi Samuel
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N'dah Ruth Eunice Koffi Epouse N'guessan
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pages 255-275.