مجلة القانون، المجتمع والسلطة
Volume 15, Numéro 1, Pages 83-108
2026-03-01
Auteurs : Dubarry Thibaut .
La politique étrangère sud-africaine mérite, en ces temps de délitement du nouvel ordre mondial, d’être réexaminée, à l’instar de toute la diplomatie du continent, à la lumière d’un révisionnisme « quantique », c’est-à-dire relisant et réinterprétant les jeux de force qui s’entrechoquaient entre l’État profond et le gouvernement légitime en place. Nous sommes en mesure, en effet, de révéler que Mandela, à l’instar d’un grand nombre de dirigeants africains, appartenait à la fois à l’Ordre de Malte et à trois « Ur loges » (Hiram Rhodes Revels, Arjuna-Phoenix, Thomas Paine), à savoir les superstructures idéologiques sur lesquelles s’adossaient les États profonds. Est-ce à dire que le père de la Nation arc-en-ciel fut un traître, comme l’affirment avec insistance ses détracteurs ? Non, assurément : nous soutiendrons qu’il fut, au contraire, un stratège machiavélien, usant de la force symbolisée par le lion et de la ruse incarnée par le renard, pour filer la métaphore du Prince œuvrant de manière révolutionnaire à une diplomatie « quantique », entendue comme une politique étrangère intriquant la vérité de l’idéalisme et le pragmatisme de la réconciliation. Une telle approche annonçait l’émergence, non pas tant d’un smart power que de ce que nous proposons de désigner comme un quantum power. Depuis 1994, la politique étrangère sud-africaine est généralement considérée par les spécialistes comme articulée autour de trois cercles concentriques interdépendants : le niveau régional, continental et mondial. Nous proposerons d’y adjoindre un quatrième cercle, celui de l’ethno-national, en ce sens que Madiba décida ingénieusement de sa politique étrangère en intégrant les rapports de force structurant la tour de Babel sud-africaine.
Mandela ; quantum power ; diplomatie quantique ; révisionnisme quantique ; Nouvel Ordre Mondial
Maamar Hamizi
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pages 1-28.
Benhenni Abdelkader
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pages 39-76.