ALTRALANG Journal
Volume 7, Numéro 2, Pages 132-143
2025-12-10
Auteurs : Dziub Nikol .
Proposition pour "Altralang" Journal vol.7 n°1 - Varia ABSTRACT: Before becoming (or returning to being), in the 21st century, realistic representations of the mindsets of the time when they were painted, Salvator Rosa’s works have had several statuses : in the 18th century, particularly in England, but also in France, they were considered allegories of the struggle between man’s desire to have possession and indomitable nature, as archetypes for the aesthetics of the sublime, as models for the poetics of picturesque painting and gardens, as testimonies bearing the mark of a philosophy tinged with epic heroism, or even as matrix settings for Gothic novels ; then, in the 19th century, they were treated as perfect examples ahead of their time of the Romantic theory of art, as biographical documents, as pseudo-documents used to develop fictitious biographical fragments, as perceptive filters structuring the gaze of romantic travellers, as a motivic toolbox, and more generally as the sources of a legend that would inspire poets, playwrights, musicians, etc. What links these different eras of the painter’s reception is the idea that an obscure energy emanates from his work, constituting a common heritage that allows the arts to triumph over the disparity of mediums and unite against the aesthetic standardisation that follows from the industrialisation of creation. RÉSUMÉ : Avant de (re)devenir, au XXIe siècle, des représentations réalistes des mentalités de l’époque où elles furent peintes, les images de Rosa ont connu plusieurs statuts : au XVIIIe siècle, en Angleterre particulièrement, mais aussi en France, elles sont considérées comme des allégories de la lutte entre l’homme désireux de posséder et la nature indomptable, comme des archétypes pour l’esthétique du sublime, comme des modèles pour la poétique de la peinture et du jardin pittoresques, comme des témoignages portant la marque d’une philosophie teintée d’héroïsme épique, ou encore comme des décors-matrices pour les romans gothiques ; puis, au XIXe siècle, elles sont traitées comme de parfaits exemples avant l’heure de la théorie romantique de l’art, comme des documents biographiques, comme des pseudo-documents servant à élaborer des fragments biographiques fictifs, comme des filtres perceptifs structurant le regard des voyageurs romantiques, comme une boîte à outils motivique, et plus généralement comme les sources d’une légende qui inspirera poètes, dramaturges, musiciens, etc. Ce qui constitue le trait d’union entre ces différentes époques de la réception du peintre est l’idée que de son œuvre émane une obscure énergie constituant un patrimoine commun qui permet aux arts de triompher de la disparité des médiums pour s’unir contre l’uniformisation esthétique qui s’ensuit de l’industrialisation de la création.
Salvator Rosa ; peinture ; sublime ; pittoresque ; romantisme
Messani Yamina
.
Ben Amrane Boubakeur
.
pages 214-231.
Elfoul Lantri
.
pages 19-38.
Abbes Meryem
.
Salah Elyas Elyas
.
pages 25-42.
Fetni Samira
.
Bertella Nabil
.
pages 117-125.