IMAGO Interculturalité et Didactique
Volume 23, Numéro 2, Pages 483-490
2024-12-25
Auteurs : Mahiou Asma .
Dans les sociétés patriarcales conservatrices, l’expression de la colère est souvent du lot des hommes. Les femmes, elles, se trouvent soumises au silence, interdites d’exprimer leurs douleurs et peines, condamnées à les enterrer. Cependant, il arrive que certaines d’entre-elles décident de franchir la frontière des sexes et de sortir du silence pour laisser s’exprimer leurs émotions et crier leur rage par la voie des mots ou par celle des actes comme c’est le cas dans Nulle autre voix de Maissa Bey (2018). Dans son récit tourné à la première personne du singulier, l’autrice nous relate la vie d’une femme en souffrance avant et après son affranchissement des chaines d’une société de mâles. Elle nous fait découvrir un personnage, sans nom, qui un jour décide de sortir du silence et de franchir les limites imposées par la société. Comment arrive-t-on à franchir ce seuil social ? est-ce que l’affranchissement des règles sociétales est garant de liberté ? Quel traitement est réservé à celui ou celle qui ose outrepasser les frontières ? y-a-t-il un moyen de rebrousser chemin, de retraverser ces frontières en sens inverse ? Ce sont les questions auxquelles nous tenterons de répondre dans l’étude que nous nous proposons de faire en prenant pour appui le roman Nulle autre voix de M. Bey.
Affranchissement ; passage à l’acte; règles sociétales; sociétés patriarcales
Benammar Khedidja
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pages 263-287.
Larbi Benhora Marwa
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Mouloudj Rim
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pages 4401-4416.
Boulares Fatima Zohra
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Chettouh Chahla
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pages 872-883.
Metmer Khouloud
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Aissa Khaldia
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pages 804-814.