Insaniyat
Volume 6, Numéro 1, Pages 229-235
2002-03-31
Auteurs : Mebarki Belkacem .
Aujourd’hui, lorsque nous évoquons le terme « patrimoine », la première idée qui nous vient à l’esprit est sans conteste celle de notre appartenance identitaire et de notre capacité à préserver notre spécificité culturelle à l’intérieur de la globalité qui se met en place. Et lorsque, en tant que Maghrébins, par la grâce de la géographie et la force de l’histoire, nous vivons à la jonction de deux cultures, il est un fait que cette appartenance s’étend sur un plan aussi bien vertical (nous ne pouvons occulter notre origine orientale) qu’horizontal (nous ne pouvons faire abstraction des éléments occidentaux qui ont contribué à la formation de notre personne)1. Cette diversité doit aboutir théoriquement à l’émergence de notre être interculturel. Cependant, nous éprouvons des difficultés d’assumer cette mission, d’autant que ce rôle nous est contesté par nos principaux partenaires, au nom d’un européocentrisme tenace, et bien des paradoxes caractérisent encore notre relation avec le monde et avec nous-mêmes ; nous donnons ainsi l’image d’un « corps fissuré de mille et une blessures »2. Nous nous sentons fragilisés par les agressions des autres espaces et par l’impuissance atavique de notre culture à se mettre en adéquation avec notre situation géographique privilégiée et avec notre aspiration à nous affranchir des tutelles civilisationnelles qui nous ont été imposées et qui provoquent bien des malaises.
Patrimoine ; intentions interculturelles ; expression de la marge
Constantinou Georgia
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pages 104-128.
Ferhat Ahmida
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pages 372-384.
Abdelhak Soumia
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Graa Amel
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pages 1397-1412.
Malki Benaid
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pages 31-53.
Abderrahmane Fatiha
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Mostefaoui Ahmed
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pages 535-551.