Insaniyat
Volume 7, Numéro 3, Pages 19-35
2003-09-30
Auteurs : Ali- Benali Zineb .
L’auteur de cet essai propose d’ouvrir quelques pistes de lecture qui permettraient d’entrevoir en quoi la littérature et l’écrivain au Maghreb peuvent être investis d’une fonction qui n’était peut- être pas la leur initialement, car tout tourne autour de la gestion de la mémoire et partant, de l’histoire. Ainsi l’intellectuel algérien en colonisation était soumis soit au silence, soit au discours obligé ; mais même l’accès à l’indépendance ne change rien à cet état de fait. Hier comme aujourd’hui, la politique (le politique) pèse comme un destin sur la littérature maghrébine. Tout écrit est continuellement ramené vers le réel, vers le champ social. Si l’écrivain traite de l’Histoire, ou cherchera, surtout, à lui interdire certains territoires de cette Histoire. Ainsi, plusieurs personnalités historiques comme Kahina, Youcef Ibn Tachfin, et des militants nationalistes, etc. oubliés par l’Histoire officielle, sont repris par les romanciers maghrébins. Ce travail d’exhumation de ce qui était refoulé opère comme un déblocage des mécanismes de la mémoire. L’article cite également des textes écrits dans l’urgence pour dénoncer le massacre des intellectuels algériens dans les années 1990.
Roman ; Histoire; Mémoire ; Discours; Kahina ; Ecriture ; Assassinat; Aissa Khelladi.
Sahbi Mohamed
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pages 07-11.
Regaïeg Najiba
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pages 71-96.
Aissani Redouane
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pages 723-731.
Eyenga Onana Pierre-suzanne
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pages 75-87.
Claude Collot
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pages 419-422.