Hispanical
Volume 5, Numéro 2, Pages 81-94
2026-07-31
Auteurs : Ammari Ghizlene .
Cet article analyse les liens entre mémoire familiale, réalisme magique et représentation sociopolitique dans *La Maison des esprits* d’Isabel Allende. Publié à l’origine en 1982, ce roman retrace plusieurs décennies de transformations sociales à travers la généalogie des familles Del Valle, Trueba et García. L’étude s’appuie sur une lecture qualitative et interprétative de l’œuvre et s’articule autour de quatre dimensions : la normalisation du surnaturel, l’organisation temporelle du récit, la représentation du pouvoir oligarchique et le rôle des personnages féminins en tant que transmetteuses de la mémoire. L’analyse montre que les éléments magiques ne constituent pas un simple ornement fantastique, mais un procédé narratif qui élargit la perception de la réalité et permet d’intégrer la vie intime à la violence historique. De même, l’écriture d’Alba et les cahiers de Clara transforment la mémoire en une forme de résistance face à l’oubli. Le roman peut donc être lu comme une saga familiale et comme un récit d’apprentissage collectif dans lequel la reconstruction du passé ouvre une possibilité d’avenir.
Isabel Allende ; réalisme magique ; post-boom ; mémoire ; dictature ; littérature hispano-américaine.
Allagui Naima
.
pages 54-80.
Ait Meziane Karima
.
pages 471-486.
Nourine Elaid Lahouaria
.
pages 41-49.
Bendimerad Nacira
.
pages 549-566.