Paradigmes
Volume 9, Numéro 1, Pages 135-147
2026-02-15
Auteurs : Djoudi Mohamed Salah .
La réflexion sur l’exil dans les études littéraires nous mène à réfléchir autour des mots tels que le déplacement, l’errance, la coupure, l’incertitude, la désorientation, le nomadisme, la déterritorialisation, la mouvance, l’identité fragmentée. Il n’y a pas un seul exil, il y en a plusieurs : dans la nouvelle « Il n’y a pas d’exil » qui s’inscrit dans la partie intitulée « Hier » du recueil de nouvelles Femmes d’Alger dans leur appartement de l’écrivaine Assia Djebar dans lequel l’identité des personnages féminins est incertaine, ambiguë et fragmentée dans le sens où elle regroupe et s’exprime à travers une multiplicité d’exils. L’exil des personnages féminins vers une terre nouvelle n’est jamais conçu comme un départ définitif, du fait notamment qu’il s’agit toujours d’un arrachement plus ou moins contraint, que l’Histoire souvent précipite. Quel qu’en soit l’élément déclencheur ; situation économique, régime politique, guerre ou catastrophe naturelle, l’abandon du lieu d’origine expose d’emblée les personnages féminins à un profond dilemme. Comment les personnages féminins supportent-elles l’inévitable conflit intérieur engendré par l’exil, et gérer en soi l’entrechoc des différences ? Et, surtout, le retour au pays natal, sera-t-il un jour envisageable ? Dans cet article, nous nous proposons d’examiner les stratégies du discours romanesque mises en œuvre au sein du texte djebarien pour en interroger et montrer les possibles fonctions de résilience chez les personnages féminins.
exil - identité fragmentée - errance - personnages féminins - déracinement
Benhafsi Dalila
.
Bentounsi Ikram Aya
.
pages 614-626.
Ammouden M’hand
.
pages 93-116.
Belfar Boubaaya Naciera
.
pages 155-165.