SOCLES
Volume 14, Numéro 1, Pages 107-124
2025-12-16
Auteurs : Bengaffour Nawal .
S’inscrivant dans une problématique littéraire articulée autour du nomadisme, cette étude se propose d’analyser les spécificités d’une écriture polycentrique dans L’Arbre à dires de Mohammed Dib. À travers l’exploration des dimensions socio-historiques et culturelles de cette œuvre, il s’agit de mettre en lumière les fondements interculturels et les configurations labyrinthiques qui structurent la représentation de l’être et de l’humanité. Cette perspective critique, ancrée dans les théories de la littérature mineure et des écritures de l’exil, interroge les modalités de la déterritorialisation scripturaire et les formes d’expression d’une altérité en devenir. L’Arbre à dires, envisagé comme un espace d’expérimentation esthétique et ontologique, constitue un véritable réseau de voix, de mémoires et de fragments, où s’articulent les notions d’exil, de déplacement, de métamorphose et de quête identitaire. De l’altérité interculturelle au nomadisme littéraire, se dessine ainsi une vision du monde transversale, fluide et éclatée, qui rompt avec les représentations linéaires et totalisantes. L’œuvre dibienne explore, dans ce cadre, les tensions entre enracinement et errance, mémoire et oubli, fixité et devenir. Notre réflexion s’attache à dégager les enjeux de cette écriture mouvante, profondément inscrite dans une poétique du passage, du seuil et de la transgression.
Nomadisme ; Altérité ; Déterritorialisation ; Ecriture labyrinthique ; Exil
Chikh Salah Faffa
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pages 153-168.
Hamouche Noura
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pages 86-99.
Messaoudi Samir
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pages 223-236.
Benslimane Radia
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pages 331-344.