Insaniyat
Volume 8, Numéro 1, Pages 63-77
2004-03-31
Auteurs : Tahraoui Fatima .
L’habitat illicite, produit de capacités d’initiatives et d’organisation des groupes sociaux exclus des mécanismes d’appropriation légale, s’inscrit dans l’espace urbain au gré du relâchement du contrôle des gestionnaires. Et lorsqu’il est préconisé des solutions d’aménagement, les contraintes sont telles dans certains cas que toutes les tentatives d’organisation de ces espaces ne prennent pas forme. Tel est le cas pour le quartier Si-Salah, qui a traversé toutes les étapes historiques d’Oran depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Sa population, établie depuis une longue date et regroupée selon l’origine géographique, a toujours vécue dans l’incertitude. L’éventualité de l’évacuation du quartier a déteint sur le cadre bâti et le cadre de vie. L’anarchique de l’établissement des habitations, le sous-équipement et le manque de contrôle de l’extension et densification font qu’aujourd’hui son aménagement pour une meilleure intégration dans le tissu urbain est hypothétique. L’ancienneté des habitants a renforcée le sentiment d’appartenance à la ville ; celui-ci se manifeste par des négociations avec les gestionnaires afin d’obtenir une contre-partie conséquente pour quitter les sites retenus par le bureau d’études chargé du projet de résorption de l’habitat précaire du quartier : c’est une opération ardue, et sa réussite dépendra de l’adhésion des habitants au projet mais, surtout, des moyens mis en œuvre pour satisfaire leurs attentes.
Algérie ; Oran ; habitat illicite ; formules de résorption ; contraintes d’aménagement
Zouhaier Khmais
.
pages 75-115.
Rouan Serik Selma
.
Otmane Tayeb
.
pages 129-158.
Gharbi-abdellilah Radia
.
pages 7-30.