Insaniyat
Volume 10, Numéro 4, Pages 83-97
2006-12-31
Auteurs : Frenkiel Stanislas .
En nous concentrant sur les représentations de ˝L’Auto˝ et ˝Paris-soir˝, deux grands quotidiens français, au sujet de la migration sportive à Marseille de septembre 1938 à août 1939 du footballeur Larbi Ben Barek, nous souhaitons questionner les sentiments partagés des journalistes métropolitains vis-à-vis de ce Marocain. Une analyse qualitative de contenu nous permettra de constater que celui-ci n’est pas seulement vu comme un « indigène » comme pourrait le laisser croire son statut juridique de colonisé. En effet, ce discours médiatico-sportif construit imaginairement sa « primitivisation » tout en s’efforçant de l’« héroïser. » L’objet de cette contribution est donc double. D’une part, illustrer l’ambivalence de ce discours qui folklorise le sportif d’élite à l’intérieur comme à l’extérieur des stades. Et d’autre part, il s’agit d’émettre une piste d’interprétation quant à cette ambivalence liée à une volonté métropolitaine de régénération du « national » par le « colonial. ».
Larbi Ben Barek ; discours médiatico-sportif ; ambivalence ; assimilation ; régénération.
Medjdoub Kamel
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pages 242-256.
Ndzana Abena Marie Christiane
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pages 177-190.
Boumdouha Ilias
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Benali Souad
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pages 707-716.
Soltani El-mehdi
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pages 108-118.
Benmessaoud Redha
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pages 167-184.