Insaniyat
Volume 14, Numéro 2, Pages 125-141
2010-06-30
Auteurs : Lakhdar Barka Sidi Mohamed .
Des deux côtés de la Méditerranée la réception dominante du ‘texte camusien’ reste fortement déterminée par des a priori idéologiques qui ont souvent fait l’impasse sur l’extradiégécité (extérieur aux diégèses) de son avènement. Cette mer, est présente comme le ‘no man’s land’ de cet ‘Autre’. Cette ‘algérianité’ de Camus, niée par le Nord qui n’a retenu de lui que le ‘nobélisé’ de la langue française est absente pour l’Algérien, qui n’a vu cette absence que dans la critique institutionnalisée par une tradition littéraire autre que la sienne, va s’amplifier sous la forme d’un débat controversé, prothèse qui va décontextualiser la portée de l’œuvre et de son auteur. En effet, l’un en a perçu l’événement exclusivement linguistique, l’autre y a ressenti une perception sensorielle et temporelle niée, toutes deux cristallisant l’essence même de sa pensée méditerranéenne. Son alignement pour certains ou non alignement pour d’autres a nourri une polémique, qui a mis en relief ce douloureux paradoxe de l’œuvre, une dualité narrative antonymique, qui va offrir aux lecteurs de chacune de ces deux communautés, le choix d’une lecture partiale, soit dans la différence conflictuelle, soit, comme nous tentons de le proposer, dans la complémentarité solidaire d’un même devenir à faire ensemble.
Diégèse ; Chronotope ; Réalité linguistique macro discursive ; Evénement anecdotique micro discursive ; Camus ; algérianité.
Benabdallah Fatiha
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pages 665-672.
Sacrafi Sabeur
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pages 101-110.
Zanat Wided
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pages 260-275.
Camara Moussa
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pages 22-29.
Ibrahim Ouhennou
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Mohammed Ajbilou
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pages 16-19.