Insaniyat
Volume 17, Numéro 4, Pages 11-43
2013-12-31
Auteurs : Ba Daha Chérif .
Comme l’avait écrit Hubert Deschamps, la piraterie est vieille comme les navires. Si une institution humaine a pu paraitre indestructible, sinon vénérable, c’est bien elle. Sa puissance s’est affirmée dans tous les temps, dans tous les espaces. On l’a vu dévaster les civilisations méditerranéennes, affamer les redoutables Romains au moment où la République était à son apogée et régentait le monde. Elle insulta Charles-Quint, maître universel d’un empire sur lequel jamais l’astre solaire ne se couche. Durant les guerres coloniales des temps modernes et contemporains, la conquête française, pourtant qualifiée de « petite guerre au Tonkin » par les métropolitains, marqua lamentablement le pas au Tonkin et en Annam du fait d’un obstacle quasi insurmontable : la piraterie, véritable bourbier. Détruire ou éradiquer la piraterie, rechercher les racines qui permirent l’éclosion puis la propagation de ce fléau, de cette plaie, afin d’en éviter une résurgence et la combattre dans ses origines, telle fut l’obsession qui agitait profondément la France qui ne souhaitait point faillir à ses engagements, à sauvegarder son honneur national, à maintenir son prestige entier, à prouver la vitalité de son génie impérialiste et colonialiste. Notre contribution, revisitant les guerres coloniales dites « guerres de pacification » du XIXe siècle contre les pirates et les rebelles royalistes et nationalistes d’Annam et du Tonkin, revient sur les dimensions de la piraterie dans le temps et dans l’espace étudiés, dans un premier temps, puis aborde, dans un second temps, les stratégies de répression élaborées par la France et les autorités locales.
France; Annam; Tonkin; répression; pirates; histoire coloniale
Iberraken Mahmoud
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pages 71-79.
Kriz Soumia
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pages 93-104.
Samiou Antigone
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pages 23-34.
Nebia Slimane Rafik
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pages 65-82.
Toualbi Issam
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pages 601-621.