Auteurs : Bacha Youcef . Boudina Besma .
La présente contribution vise à interroger, dans une perspective épistémologique émique et étique, les positions adoptées par Youcef Immoune, Nacira Zellal et Christian Puren à l’encontre de la sociodidactique. Elle prend pour point d’ancrage l’analyse de leurs textes respectifs (2014 ; 2015 ; 2018), en dialogue avec l’article de référence co-rédigé par Philippe Blanchet, Stéphanie Clerc et Marielle Rispail (2014), qui constitue une contribution synthétique et majeure à la formalisation de la perspective sociodidactique. Les critiques formulées par ces auteurs tendent à disqualifier la sociodidactique en la présentant à la fois comme dépourvue de légitimité épistémologique et comme une simple redondance des approches existantes en didactique des langues. Dès lors, il s’agit, dans le cadre de cette réflexion, de mettre en lumière ces arguments critiques, d’en analyser la portée et d’en discuter la validité, tout en proposant des éléments de réponse permettant d’en réévaluer la pertinence scientifique et didactique, notamment en contexte plurilingue. Notre analyse s’organise autour de la question suivante : quelles critiques sont adressées à la sociodidactique et dans quelle mesure peuvent-elles être nuancées ou réfutées ?
Sociodidactique ; critique épistémologique ; didactique des langues ; légitimité scientifique ; plurilinguisme