Auteurs : Zeghib Nardjas .
Le présent travail analyse La Joie ennemie de Kaouther Adimi (2025) sous l’angle d’une lecture transmédiatique et éthique. Il montre comment le roman articule texte, images et espace muséal pour construire une mémoire du trauma algérien fondée sur la retenue, la fragmentation et l’hospitalité du manque. En se détachant d’une narration linéaire et saturée, Adimi propose une poétique du peu, où le silence, les fragments et les absences deviennent des composantes essentielles de la mémoire vivante. Ce dispositif invite à une nouvelle politique du regard, attentive à la complexité du souvenir postcolonial et au respect de la dignité des victimes
Transmédiation ; trauma ; Hospitalité du manque, ; Fragmentation narrative ; Politique du regard