Annales de la Recherche Forestière en Algérie
Volume 16, Numéro 1, Pages 1-16
2026-10-11

Revue Systématique Sur L’écologie Et Stratégies De Conservation Des Espèces Spontanées Menacées Selon La Liste Rouge De L’iucn Au Togo, Leurs états De Connaissance

Auteurs : Akpegnon Amékaéli Casimir .

Résumé

Cette étude présente une revue systématique sur l’écologie et les stratégies de conservation des espèces spontanées menacées au Togo, en s’appuyant sur la Liste rouge de l’UICN. L’objectif général est de contribuer à une meilleure connaissance scientifique de l’écologie et du statut de conservation des espèces spontanées menacées, selon l’IUCN au Togo. La méthodologie a consisté en une recherche documentaire approfondie, mobilisant des bases internationales (Scopus, PubMed, Google Scholar, Crossref, CAB Direct…) ainsi que des documents locaux (thèses, rapports, archives du Laboratoire de Botanique et Écologie Végétale). Au total, 1 222 publications ont été recensées, dont 278 études jugées pertinentes et retenues pour l’analyse. La plus grosse menace pour les espèces, c’est l’expansion agricole presque une espèce sur deux touchée, ensuite suivie de l’urbanisation, le bois énergie, le fourrage, le bois d’œuvre, alimentaire, le changement climatique, le bois d’énergie et la pollution. Les résultats montrent que 669 espèces végétales du Togo sont inscrites sur la Liste rouge de l’UICN, réparties dans 114 familles et 424 genres. Parmi elles, 121 espèces sont classées menacées : 11 % vulnérables, 5 % en danger et 2 % en danger critique. La famille des Fabaceae est la plus représentée (15,84 %), suivie des Poaceae et des Rubiaceae. Du côté des genres, Ficus et Combretum apparaissent comme les plus fréquents. Les microphanérophytes et les nanophanérophytes dominent parmi les formes biologiques. Concernant la répartition phytogéographique, les espèces guinéo-congoliennes et guinéo-congolo-soudano-zambéziennes sont majoritaires et concentrent également la plupart des espèces menacées. En somme, cette revue met en évidence la richesse et la vulnérabilité du patrimoine végétal national, tout en soulignant l’urgence d’actualiser régulièrement les inventaires botaniques, de renforcer les mesures de conservation et d’intégrer les savoirs locaux dans la gestion durable des écosystèmes.

Mots clés

Espèces spontanées, Togo, Liste rouge UICN, Conservation, Biodiversité