Batna Journal of Medical Sciences
Volume 13, Numéro 4, Pages 350-357
2026-06-10
Auteurs : Hamouda Ouanassa . Kalla Nabila .
Introduction : Les parasitoses intestinales représentent un défi de santé publique majeur, exacerbé par des conditions d'hygiène précaires, particulièrement en Algérie. Bien que souvent asymptomatiques, ces infections peuvent causer des complications graves telles que l'anémie et des retards de développement chez l'enfant. Cette étude rétrospective, menée au CHU de Batna (2019-2024), a pour objectif d'évaluer la prévalence de ces infections, d'identifier les espèces parasitaires impliquées et d'analyser leur répartition épidémiologique entre adultes et enfants afin d'améliorer leur prise en charge. Matériels et Méthodes : Cette étude rétrospective, descriptive et analytique a été menée au service de parasitologie du CHU de Batna sur une période de six ans (2019-2024). Elle repose sur l’analyse des examens parasitologiques des selles (EPS) d’une population variée, incluant des consultants externes et des patients hospitalisés issus de divers services (pédiatrie, gastro-entérologie, maladies infectieuses, etc.). Pour garantir la fiabilité des données, seuls les patients n'ayant pas reçu de traitement antiparasitaire récent et présentant des échantillons conformes ont été inclus. Les données cliniques et démographiques ont été recueillies via des fiches de renseignements, puis traitées sur Microsoft Excel 2013, dans le strict respect de l’anonymat et de la confidentialité des patients. Résultats : L'analyse de 8035 examens parasitologiques menée entre 2019 et 2024 au CHU de Batna montre un indice parasitaire moyen de 9,89 %. On observe une tendance évolutive nette, la prévalence annuelle ayant plus que doublé pour atteindre 15,04 % en 2024. L'infection touche préférentiellement la population pédiatrique (0-15 ans) et les hommes (60,3 %), avec une prédominance clinique de la diarrhée (31 %). D'un point de vue biologique, les protozoaires sont majoritaires (93,9 %), dominés par Blastocystis hominis (31,1 %), Endolimax nanus (21,7 %) et Entamoeba coli (16,9 %). Les helminthes restent marginaux (6,1 %), représentés quasi exclusivement par Enterobius vermicularis. Enfin, l'existence d'un polyparasitisme chez une partie des patients porte l'indice des parasites colligés à 12,04 %, confirmant la persistance d'un péril fécal significatif dans la région. Conclusion : L’étude révèle une prévalence croissante des parasitoses à Batna (atteignant 15 % en 2024), témoignant d’un péril fécal persistant même en zone urbaine. Cette situation, critique chez l'enfant, impose une action urgente et coordonnée par le dépistage scolaire et la surveillance épidémiologique, notamment en milieu rural, par l’hygiene et l’assainissement, par l’éducation sanitaire de la population et enfin par le traitement systématique des cas, même asymptomatiques, pour briser la chaîne de transmission.
Parasitoses intestinales, prévalence épidémiologique, Algérie (Batna), protozoaires intestinaux, Blastocystis hominis, santé publique, hygiène environnementale et péril fécal.
Jarraya Mounir
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pages 71-92.
Hamouda Ouanassa
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pages 114-116.
Sissoko Daouda
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Tokpa Valentin
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Djimdé Moussa
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Diallo Oumar
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Kayentao Kassoum
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Kone Noukhoum
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Haidara Aderehime
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pages 21-28.
Djahmi Nassima
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pages 20-21.