e-Algerian Journal of Health & Research
Volume 2, Numéro 2, Pages 96-113
2026-04-26

Escherichia Coli Producteurs De Shiga-toxines (stec) Humaines : Pathogénie, épidémiologie, Diagnostic Au Laboratoire Et Prévention

Auteurs : Hamrouche Saoussene . Benamrouche Nabila .

Résumé

Escherichia coli producteurs de Shiga-toxines (STEC) sont des bactéries pathogènes responsables d’infections graves, allant d’une simple diarrhée jusqu’au syndrome hémolytique et urémique (SHU). Leur virulence repose sur la production de Shiga-toxines et l'adhésion intestinale, elles se transmettent principalement par les aliments contaminés, l'eau souillée et le contact avec les animaux porteurs, leur réservoir étant les bovins et ovins essentiellement. Les sérotypes prédominants sont O157:H7, O26:H11, O103:H2, O111:H8 et O145:H28 et sont fréquemment associés aux formes graves. En Europe et aux États-Unis les épidémies sont régulières et impliquent différents sérotypes, elles sont souvent liées à la consommation de viande hachée crue ou insuffisamment cuite et de produits laitiers non pasteurisés. Malgré de nombreuses publications en Europe et dans le monde, les infections à STEC sont très peu étudiées en Algérie et très peu de données épidémiologiques concernant l’incidence de l’infection chez l’homme (cas sporadiques ou toxi-infection alimentaire collective) et le portage chez l’animal sont disponibles. Le diagnostic est basé sur la recherche des gènes de virulence par des méthodes moléculaires (polymerase chain reaction) ciblant les gènes stx1/stx2 et eae. Il existe aussi des tests immunologiques rapides pour détecter ces mêmes marqueurs. L'isolement des souches de STEC par culture sur milieux spécifiques n’est pas pratiqué en routine, mais reste nécessaire pour confirmer les résultats. Le traitement se limite à des soins de soutien sans antibiotiques, bien que les avancées thérapeutiques actuelles, incluant les anticorps ciblant les toxines soient prometteuses. La prévention, basée sur la cuisson adéquate des aliments, l’hygiène stricte et la surveillance en collectivité, reste essentielle pour contrôler ces infections.

Mots clés

STEC ; Shiga-toxines ; SHU ; diagnostic au laboratoire ; Algérie