e-Algerian Journal of Health & Research
Volume 2, Numéro 2, Pages 21-30
2026-04-26
Auteurs : Zamoum Radia . Chenini Sara .
Introduction : Ces dernières années, le phénomène de l’automédication a connu une augmentation significative, une tendance exacerbée par la pandémie de COVID-19. Cette pratique, souvent injustifiée, soulève des préoccupations particulières dans le contexte d'une pathologie virale pour laquelle aucun traitement spécifique ou curatif n’a encore été validé de manière définitive. L’automédication, bien qu’elle puisse sembler anodine, n’est pas dénuée de risques. La prise de médicaments sans avis médical peut engendrer des conséquences graves, telles que des échecs thérapeutiques, des effets secondaires inattendus ou encore des surdosages potentiellement mortels. Cette étude se propose d’analyser les pratiques liées à l’automédication en Algérie. Elle explore également le rôle clé des professionnels de santé exerçant en officine dans la sensibilisation du public et la prévention de cette problématique croissante. Matériel et Méthodes : L’étude a été conduite à l’aide de deux questionnaires électroniques anonymes créés via la plateforme Google Forms®. Ces questionnaires ont été diffusés en ligne, l’un étant destiné à la population générale et l’autre aux professionnels d’officine. Les données recueillies ont ensuite été analysées à l’aide des outils intégrés de Google Forms® et Google Sheets®, permettant une interprétation statistique et graphique des réponses. Résultats : Au total, 391 réponses ont été recueillies auprès de la population générale. Parmi les participants, 58,6 % ont déclaré ne pas avoir consulté de médecin lors de leur prise en charge. Environ 68 % des répondants ont indiqué avoir consommé des médicaments pour lutter contre le virus de la COVID-19, tandis que 15,3 % ont pris l’initiative de les utiliser sans aucune prescription médicale. De plus, 86,7 % des participants ont eu recours aux plantes médicinales lorsqu’ils ont été infectés par le virus, et 73,1 % ont rapporté avoir utilisé la phytothérapie en concomitance avec un traitement médical. Toutefois, 26,6 % des participants n’ont pas informé leur médecin de l’usage thérapeutique des plantes médicinales. Concernant les professionnels d’officine, 102 réponses ont été obtenues. Parmi eux, 68,6 % ont rapporté délivrer des médicaments anti-COVID uniquement sur présentation d’une prescription médicale, et 77,5 % ont affirmé donner des conseils médicaux avant la dispensation de médicaments. En outre, 55,9 % des officinaux ont rencontré des patients ayant présenté des effets secondaires suite à l’automédication avec des médicaments anti-COVID. Par ailleurs, 69,6 % des répondants ont mentionné avoir conseillé de solliciter un centre antipoison en cas d’intoxication, tandis que 60,8 % considèrent que l’automédication est un phénomène très fréquent. Conclusion : Notre étude met en évidence la nécessité de renforcer les efforts de sensibilisation auprès de la population concernant les risques associés à l’automédication, en particulier dans un contexte de crise sanitaire comme celui de la pandémie de COVID-19. Il est crucial de rappeler l'importance du rôle des pharmaciens, qui se trouvent en première ligne pour conseiller les patients, encadrer l’usage des médicaments et prévenir les comportements à risque. Ces professionnels jouent un rôle central dans la promotion d’une utilisation rationnelle des traitements et dans la réduction des effets indésirables liés à l’automédication.
COVID-19 ; Automédication ; Phytothérapie ; Médicaments ; Algérie
Matmour Derouicha
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Memou Asma
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Merad Yassine
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Bouzid Ayoub
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Bouzid Sohaïb Abd-el-koudous
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Brik Aissa
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pages 871-880.
Boudia Fatma
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Dali Ali Abdessemad
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Mekaouche Fatima Zohra Nadjet
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Fetati Habiba
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Senhadji Imene
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Chaib Houria
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Tlemcani Mohamed
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Midoun Nori
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Toumi Houari
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pages 30-37.
Aggabi Amina
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Gacem Hocine
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Bahri Hafid
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Talha Boualem
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Boulerial Abderrahmane
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Gacem Amal
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Koubaa Yasmine
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Yahiaoui Amina
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Ahmane Amel
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pages 30-35.
Labiad Naima
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Datoussaid Aimad
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pages 215-236.