JOURNAL OF MANAGEMENT & ORGANIZATIONAL DYNAMICS
Volume 2, Numéro 3, Pages 20-38
2025-07-04

Economie, Souveraineté, Equité : Quid De L’outil Managérial ?

Auteurs : Khaoua Nadji .

Résumé

Cette recherche sur l’évolution de l’économie et sa gestion considère que le point d’inflexion entrainant sa crise systémique actuellement amoindrie mais toujours présente, date du début des années 1980. Son évolution reste plus proche de la stagnation systémique. Malgré le rythme plus rapide de sa croissance depuis ces dernières années (2020 à 2024), le taux de cette dernière , le volume du P.I.B. , bien que leur augmentation récente est remarquable, elle devrait être beaucoup plus élevée au regard des potentialités humaines, des ressources naturelles existantes, de son grand territoire considéré le 10ème au monde pour sa superficie , le nombre de ses Universités , Ecoles Nationales et Instituts spécialisés. Une des mesures pouvant accompagner judicieusement les transformations positives introduites depuis 2020, serait selon nous la complète redéfinition des modèles de gestion en vigueur, organisant précisément l’ensemble des fonctions des gestionnaires directs de l’acte économique en matière d’investissement, emploi-travail, production, répartition, commercialisation, consommation, qualité du produit matériel et/ou de service… L’objectif central visé serait de diminuer drastiquement, si on ne peut l’éradiquer, toute intervention parasitaire extérieure aux acteurs institutionnels dûment identifiés et autorisés et aux acteurs gestionnaires de l’économique public et privé. L’intervention parasitaire, extérieure à l’entreprise et souvent extérieure même au domaine de l’entière économie, a conféré depuis les années 1980 à 2024, le caractère de verticalité exclusive aux méthodes de gestion du fait économique. Là se niche structurellement une des plus importantes sources des détournements privés multiformes des ressources publiques. La gestion verticale des structures économiques, comme de toutes les autres structures, affaiblit non seulement le système économique, gaspille une importante part des ressources publiques, mais retarde d’autant l’avènement de l’Etat moderne, souverain, promouvant l’équité entre les composantes de la population. Dans les économies industrialisées, le modèle de gestion verticale vise l’atteinte du niveau maximal d’efficacité dans l’utilisation des ressources de l’entreprise et de l’économie du pays considéré. Exemples de l’Allemagne, des pays Nordiques, de la Corée du Sud, de la Nouvelle Zélande…Le but premier est d’en obtenir au marché, le maximum de profit. En revanche, l’adoption exclusive du mode de gestion verticale dans un système économique en construction, pour ne pas dire en retard, ou sous-développé comme en Algérie, n’est qu’un avatar, une pâle copie superficielle du mode de gestion considéré. L’objectif attendu de cet avatar est en priorité le maintien de la décision économique au sommet de la hiérarchie. Les incidences directes et indirectes en sont le gaspillage continu des ressources naturelles, matérielles, financières et surtout le savoir et les compétences. La loi réactualisée et réadaptée doit prendre en charge toute possibilité d’intervention parasitaire indue incrustée dans le champ économique. Cette solution serait l’aboutissement, selon nous, d’au moins trois étapes d’actions à entreprendre sans retard. 1ere étape : entreprendre l’analyse exhaustive des politiques, méthodes, outils et pratiques de gestion-management appliqués au concret depuis au moins 2020 à ce jour. 2eme étape : identifier pour les éliminer par des textes juridiques dont l’application serait contraignante et immédiate, les points-gruyères soit en d’autres termes les insuffisances existantes par absence de textes de loi et de règlementations précises. 3eme étape : entreprendre sans retard les innovations de procédures, outils et législations en gestion-management de l’entière économie nationale, avec ses composantes publiques et privées quelles que puissent être leurs tailles et leurs créneaux d’activités.

Mots clés

Algérie ; Economie ; Souveraineté ; Equité ; Gestion-management