Revue d'Architecture
Volume 1, Numéro 1, Pages 94-114
2021-10-01
Auteurs : Mostadi Adil . Biara Ratiba Wided .
Le début du 20ème siècle correspondait d’une part, à une France, économiquement et, industriellement forte parmi les pays les plus évolués et, d'autre part, à la colonisation de Colomb-Béchar en Algérie (par l’armée française). Les explorations de la région qui ont été effectuées juste à la fin du 19ème siècle, les ambitions économiques françaises et, l’extension du chemin de fer pour conquérir l’Afrique noire, constituent les raisons qui ont incité la société des Chemins de fer algériens, d’autrefois, à exploiter le gisement minier de la région de Kénadsa. Située à une vingtaine de kilomètres de Béchar, au sud-ouest algérien, Kénadsa, privilégiée par son ksar qui est le siège de la prestigieuse zaouïa Ziania, est par conséquent, un centre culturel rayonnant sur la région depuis le 17ème siècle. Réputé depuis l’ère coloniale pour son gisement et son activité minière, Kénadsa demeure à nos jours, une escale obligatoire pour les visiteurs. Des traces d’un métier disparu, tels les lavoirs, les galeries (sièges d’exploitations), la station thermique et les gigantesques montagnes de résidus de charbon, ne sont que des restes d’une activité minière, qui s’est exercée durant la colonisation de l’Algérie. Ces vestiges historiques, témoins de l’histoire industrielle méritent d’être conservées.
charbon, friche industrielle, Kénadsa, mémoire collective, patrimoine historico-culturel, paysage postindustriel.
Mostadi Adil
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Biara Ratiba Wided
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pages 37-51.