مجلة جامعة وهران 2
Volume 1, Numéro 1, Pages 161-183
2016-06-30
Auteurs : Byk Christian .
S'il est possible de répondre positivement à la question de l’existence d’une conception juridique du corps, l’éclairage qu’il convient d’en attendre paraît moins se trouver dans les réponses, même précises et détaillées, qui peuvent en être données, que dans l’évolution de cette histoire juridique et dans la continuité et la familiarité des rapports qu’elle révèle entre le corps et la société des hommes. Schématiquement, nous porterons un regard fulgurant sur la période qui va de l’Antiquité au Code civil avant de concentrer notre analyse sur le temps du droit jusqu’aux lois de bioéthique, nous laissant envisager la période de la postmodernité. Nos explications valent donc essentiellement pour le droit occidental et le droit français. Mais au fait, le droit a-t-il une conception du corps ? A voir les nombreux colloques organisés autour de cette question un demi-siècle après l’essor de la biomédecine et plus vingt ans après que les lois françaises de bioéthique aient élaboré un corpus juridique sur le droit du vivant, on peut être surpris de la voir formuler à nouveau avec tant d’insistance et d’intérêt. Cette demande mérite néanmoins qu’on s’y arrête parce qu’elle manifeste une méconnaissance profonde sur ce qu’est le droit et sa prétention à organiser- quand il le veut- le fait (2) mais aussi parce qu’elle dénote une attente, encore plus incompréhensible pour le juriste, sur la capacité du droit à régler seul des questions comme celle du mal-être individuel ou de la transformation du lien social. Si toutefois la force de « l’impérialisme juridique » permet de répondre positivement à la question de l’existence d’une conception juridique du corps, l’éclairage qu’il convient d’en attendre paraît moins se trouver dans les réponses, même précises et détaillées, qui peuvent en être données, que dans l’évolution de cette histoire juridique du corps et dans la continuité et la familiarité des rapports qu’elle révèle entre le corps et la société des hommes. Schématiquement, nous porterons un regard fulgurant sur la période qui va de l’Antiquité au Code civil avant de concentrer notre analyse sur le temps du droit jusqu’aux lois de bioéthique, nous laissant envisager la période de la postmodernité. Nos explications valent donc essentiellement pour le droit occidental et le droit français.
mariage - droit - corps
Benmansour Née Bemmoussat Amel Farah
.
pages 845-862.
Nouredine El Jazouli
.
pages 1117-1125.
Mourad Doukari
.
pages 21-38.