Auteurs : Daroui Maroua .
Romancier, dramaturge, traducteur, peintre et scénariste, Gao Xingjian publie en 1990 Língshān (灵山), roman traduit en français sous le titre La montagne de l’Âme. Cette œuvre singulière fait coexister au cœur de son tissu narratif plusieurs strates discursives structurées autour d’un dispositif énonciatif éclaté. La présente contribution se propose de confronter la traduction de référence assurée par Noël et Liliane Dutrait à une traduction générée le système d’intelligence artificielle DeepL, afin de saisir la manière dont le sens de ce texte se construit et se reconfigure selon le mode de médiation emprunté. Pour ce faire, nous mobilisons une démarche comparative adossée à la sémiostylistique et à la théorie bermanienne des tendances déformantes. Les résultats révèlent que le sens de cette œuvre se renégocie et la dimension plurilingue qui la caractérise se redéfinit en tant que pluralité de sens que chaque mode de lecture, humain et algorithmique, actualise selon des modalités distinctes.
littérature chinoise contemporaine ; traduction littéraire ; plurilinguisme littéraire ; intelligence artificielle ; Gao Xingjian