Auteurs : Khichane Malika .
Les infections nosocomiales après chirurgie cardiaque restent une complication grave, associée à une augmentation de la morbi-mortalité, une prolongation de la durée d’hospitalisation, et des coûts élevés. Les types les plus fréquents incluent les pneumonies associées à la ventilation mécanique, les infections du site opératoire (dont la médiastinite), les bactériémies liées aux cathéters centraux, et les infections urinaires. Parmi les facteurs de risque identifiés dans la littérature récente figurent : l’âge élevé, une fonction ventriculaire gauche altérée, une durée prolongée de la circulation extracorporelle, une ventilation mécanique prolongée, des co-morbidités pulmonaires chroniques (ex : BPCO), et des transfusions. Les stratégies de la prévention efficace reposent sur une approche multimodale : optimisation préopératoire, techniques opératoires rigoureuses, protocoles de gestion postopératoire des dispositifs invasifs et de la ventilation, et surveillance microbiologique. Les innovations récentes concernent l’utilisation de bio-marqueurs pour le diagnostic précoce, la standardisation des définitions, et la mise en place de bundles de prévention. Cette mise au point fait le point sur les facteurs de risque, la prévention, la prise en charge et les perspectives futures des infections nosocomiales en chirurgie cardiaque.
Infections nosocomiales, soins intensifs, prévention, chirurgie cardiaque.